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Histoire des Stations de Radio

Histoire de Radio Toulouse-Pyrénées








Radio Toulouse-Pyrénées
Histoire

1940Avec la signature de l'armistice, l'ensemble des radios de France sont contraintes de cesser leurs émissions le 25 juin 1940 à 0h30. Les radios privées de la zone occupée ne sont pas autorisées à reprendre leurs programmes, leurs émetteurs et studios sont réquisitionnés et mis au service de Radio Paris, désormais sous contrôle allemand. Avec Radio Paris, la station régionale d'Etat Radio Rennes Bretagne est seule autorisée à reprendre ses programmes au Nord de la France. 
Au sud, dans la zone contrôlée par l'Etat français de Vichy, les radios privées sont autorisées à reprendre leurs émissions sous certaines conditions et notamment une censure de la nouvelle Radio Nationale de Vichy.
Les stations régionales d'Etat sont, pour la plupart, mises en sommeil, mais leur activité ne s'interrompt pas totalement.
A Toulouse, la station privée Radio Toulouse reprend ses émissions le 5 juillet 1940.
Toulouse-Pyrénées est mise au service de la Radio Nationale qui utilise son émetteur de Muret pour retransmettre en passif les émissions de Vichy, sous le nom de "Toulouse National".
La fréquence historique de la station, le 386,6 mètres, devient la fréquence unique de tous les émetteurs et relais de la nouvelle Radio Nationale de Vichy. Les techniciens de la station reprennent donc leur travail.
Les associations gérantes des radios d'Etat ainsi que les Conseils de Gérance sont dissouts. Aux studios des allées Jean-Jaurès, l'arrêt des décrochages régionaux n'empêche pas non plus la reprise d'une certaine activité. Les centres de Toulouse, comme ceux de Marseille, servent à enregistrer des programmes destinés à être diffusés sur l'antenne nationale de Radio Vichy.
25 juin 1940 :
Arrêt des émissions de Toulouse Pyrénées

19 août 1944 :
Destruction de l'émetteur de Muret par les Allemands

20 août 1944 :
Naissance à Paris de la Radiodiffusion de la Nation Française et mise en route à Toulouse d'un émetteur provisoire.

26 août 1944 :
La Radio Nationale de Vichy cesse définitivement ses émissions.

9 septembre 1944 :
Toulouse Pyrénées renaît sur les ondes

1er octobre 1944 :
Tous les postes de province passent sous la tutelle de la Radiodiffusion de la Nation Française.

novembre 1944 :
Pierre Clément remplace René Laporte à la Direction Régionale de la Radio.





1941S'il n'y a plus d'émissions locales en décrochage, l'idée de la Radiodiffusion Nationale est de constituer un patchwork des émissions qui sont envoyées en direct par les stations régionales sur l'antenne nationale. La grille est donc composée d'émissions réalisées dans les studios de Vichy, Marseille, Lyon, Nice et Toulouse et qui transitent par le Centre de modulation de Lyon pour être diffusées sur l'ensemble des émetteurs. 

1942 Afin d'offrir aux auditeurs un choix de programmes, la Radiodiffusion Nationale va constituer, à partir du 15 mars 1942,  deux chaînes qui, à certains moments de la journée (le dimanche de 10h à 18h30), vont proposer des émissions différentes. Toulouse National est incorporée dans la "Chaîne A" avec les émetteurs de Lyon-National, Montpellier-National, et Nice-National. Grenoble, Marseille et Limoges constituent la "Chaîne B".
Cette expérience sera de courte durée puisqu'elle s'arrêtera durant l'été 42.

1943 A partir du 15 décembre 1943, un accord est signé entre la Radiodiffusion Nationale et les Allemands. En échange de la retransmission des programmes de la Radiodiffusion Nationale sur un émetteur à Bordeaux et à Lille, les Allemands récupèrent pour leurs propres émissions à destination des soldats allemands,  des émetteurs de la zone Sud. L'émetteur de Toulouse Muret ainsi que la longueur d'ondes de 386,6 mètres diffusent désormais des émissions en allemand de la Reich Rundfunk. Un petit émetteur de faible puissance (200 w) diffuse depuis les allées Jean-Jaurès le programme de la Radiodiffusion Nationale sur le 215,4 m. Comme le reste de la région n'arrive plus à capter les émissions de Vichy, la Radiodiffusion Nationale va signer un accord avec la station privée "Radio Toulouse" pour louer du temps d'antenne. Ainsi Radio Toulouse va diffuser les émissions de la Radiodiffusion Nationale tous les jours ouvrables de 14h30 à 17h30.
Les émetteurs furent également affectés au brouillage des émissions de la BBC. Deux nouveaux émetteurs Ondes Courtes (Toulouse 2 OC et Toulouse 3 OC)  seront mis en chantier mais n'auront pas le temps d'entrer en service avant la Libération de 1944.
Une activité de Résistance s'installa peu à peu parmi les techniciens de Muret. Chargés de brouiller les émissions de la BBC, ils mirent au point un stratagème consistant à se caler, comme demandé, sur la fréquence de la BBC, mais par une astuce technique, la fréquence de brouillage se décalait lentement, brouillant toujours la BBC mais la rendant néanmoins audible. L'un d'entre eux, l'ingénieur François Devèze, après avoir monté un réseau d'émetteurs clandestins,  fut déporté et ne revint jamais des camps.  

19 août 1944 :
Dès 9h, une section de l'armée allemande fait sauter les installations de l'émetteur OM de Toulouse Muret puis, à 11 heures, celles des Ondes Courtes, mettant le feu au bâtiment en emportant le matériel restant. Le pylône de 220 m est abattu, heureusement, dans leur fuite, les allemands oublient les deux émetteurs OC en construction dans un bâtiment voisin.
L'émetteur de la station privée, Radio Toulouse, est également détruit et ses dirigeants quittent la France avec les principaux animateurs du poste, de peur d'être accusés de collaboration.

20 août 1944 :
Sous la protection des FTP, les techniciens de la station d'Etat remettent en état une antenne provisoire à Muret.

9 septembre 1944 :
Toulouse-Pyrénées renaît sur les ondes. Un petit émetteur de 1 Kw est installé en ville et un émetteur de 10 Kw est mis en service à Muret.

20 septembre 1944 :
Un émetteur Ondes Courtes est mis en service sur 25 m. Il est destiné à relier Toulouse à Alger, Il diffusera le futur programme Colonial de la Radiodiffusion Française.


Emetteur

Destruction, par les Allemands, de l'émetteur de Muret

L'émetteur de Toulouse-Pyrénées passe d'une couverture départementale à une couverture régionale grâce à l'augmentation de sa puissance qui passe de 10 Kw à 40 Kw.
Le 30 octobre 1945, le Directeur Régional de la Radiodiffusion Française à Toulouse, Pierre Clément, est assassiné à coups de révolver. Ce grand résistant était farouchement opposé à la radio privée, ce qui poussa la presse
nationale à soupçonner les dirigeants de Radio Andorre et ex-Radio Toulouse. Ces accusations gratuites ne seront jamais avérées.

30 octobre 1945 :
Assassinat du Directeur régional de la RDF à Toulouse, Pierre Clément.

1er février 1946 :
Augmentation de l'émetteur mais diminution des programmes régionaux

9 février 1949 :
La RDF devient RTF (Radio Télévision Française)



Le 1er février 1946, l'émetteur de Toulouse-Pyrénées, servi par un nouveau pylône de 125 m, passe de 40 Kw à 100 Kw. 

15 avril 1946 : Les décrochages régionaux de la RDF passent de 2h30 à 30 minutes par jour



Les restrictions budgétaires se poursuivent et obligent la station à abandonner son orchestre fin 1947.
Avec la réorganisation du réseau d'émetteurs de la radio d'Etat, la fréquence de Toulouse Pyrénées descend sur 323,60 m OM.

15 janvier 1948 : Les restrictions budgétaires de la RDF amputent les régions d'une grande partie de leurs décrochages quotidiens. Toulouse n'est pas parmi les plus mal lotis, mais voit néanmoins son programme régional limité à une heure trente par jour, à 8h, 12h10 et 19h05.

En avril 1948, l'orchestre radio-symphonique, qui avait été liquidé fin 47 en raison des contraintes budgétaires, est reformé.

9 février 1949 : La Radiodiffusion Française (RDF) devient Radiodiffusion Télévision Française (RTF).

9 octobre 1949 : Des crédits supplémentaires sont alloués aux stations régionales qui peuvent ainsi augmenter la durée de leurs décrochages et créer de nouvelles émissions.





Studio Toulouse-pyrénées

Radio Toulouse-Pyrénées
Programme

Les programmes :





Les premières émissions de Toulouse-Pyrénées libérée ouvrent le micro à tous ceux qui en avaient été privés durant l'occupation. Les partis politiques, les syndicats, et en particulier la CGT, les associations de la ville eurent des tribunes permanentes. La station diffuse aussi de nombreux messages personnels à destination des familles séparées. La musique et les disques sont également très présents à l'antenne. Le relais des émissions de Paris étant encore impossible matériellement, Toulouse-Pyrénées diffuse 9 heures d'émissions par jour jusqu'en  décembre 1944. Le 9 décembre 1944 la Direction Générale de la Radiodiffusion Française impose une réduction des émissions à  1h30 par jour.


1945

Avec l'arrivée de la modulation parisienne à Toulouse, Toulouse Pyrénées diffuse désormais ses émissions lors de décrochages régionaux de 8h15 à 8h30, de 12h à 12h30, de 18h30 à 19h30, (sauf le dim) et de 22h à 23h (sauf vendredi). En moyenne, la station passe à 2h30 d'émissions quotidiennes.

Charles Mouly, résistant et voix de la station privée  "Radio Toulouse" lors de sa libération, rejoint le poste d'Etat "Toulouse Pyrénées" à la fermeture de la station privée. Il y dirige les premiers programmes et présente la première grande émission publique de l'après-guerre : "Toulouse 45".  Remobilisé à la fin 45, il reviendra à l'antenne en 1947.

A partir d'avril 1945, la station diffuse à nouveau des émissions occitanes, mais comme l'abbé Salvat avait été écarté du micro, c'est l'écrivain Max Rouquette qui assure leur réalisation et leur présentation en compagnie de André Boussac, Ismaël Gérard et Pierjane.



1946

Les programmes de Toulouse Pyrénées sont répartis en 3 sessions quotidiennes à 8h15, 12h00, 19h15
Un journal d'informations régionales de 15 mn est diffusé chaque jour à 8h15 et 5 mn d'informations le soir à 19h30. Mais le Journal Parlé est réalisé avec très peu de moyens. Une secrétaire du "Secrétariat des Emissions" collationne les communiquées et les livre au speaker de service qui les lit sans y changer une virgule.
La plupart des émissions sont assurées par des chroniqueurs extérieurs plus ou moins bénévoles :
- Marcel Caza : "chronique sur les rues de Toulouse", "Pêle-Mêle d'histoires toulousaines".
- Danielle Speisser : Emission littéraire et émission pour les enfants : "Le quart d'heure des enfants".
- Géraldine : "le quart d'heure des poètes", " Les poètes et la musique".
- Hugues Pannassié : "Votre demi-heure de Jazz", "Les classiques du Jazz"
- Henri Lefebvre : "Emission littéraire".
- M. Sibillot : Causerie de la CGT.
- M. Paris : "L'Estudiantina toulousaine".
- André Boussac : "Les Noms languedociens", "Emission languedocienne".
- Yves Salgues : "Chronique cinématographique"
- Jean Boudey : "Dimanche sportif"



Mardi 25 juin 1946

08h15

Informations régionales

08h30

Relais de Paris

12h00

Musique de Danse

12h10

Chant

12h20

Musique militaire

12h25 Causerie d'Entraide française
12h30 Relais de Paris
19h15 Cabaret des cinq minutes
19h20 Causerie agricole
19h30 Informations régionales
19h35 Jazz
19h40 Récital de chant : Mme Annie Peyrau
19h55 Emission du Comité régional de Tourisme
20h00 Relais de Paris


1947

Si le nombre d'heures d'émissions de Toulouse-Pyrénées est en baisse sensible, la bonne nouvelle de l'année est la création d'une véritable rédaction.  Pierre LOUBENS est engagé comme Rédacteur en Chef et il va s'entourer d'une équipe de journalistes professionnels en contrats avec la RDF.

Décrochages régionaux de Radio-Toulouse-Pyrénées de 8h15 à 8h30, de 12h à 12h30, de 18h45 à 19h45 et de 20h30 à 24h (le mardi).

La station bénéficie également de la participation régulière d'artistes locaux comme Jean Rigal et son orchestre musette, le quatuor Paul Vidal, l'orchestre de jazz de Lionel Cazaux.
Charles Mouly, de retour fin 47 sur Toulouse-Pyrénées, présente des comédies radiophoniques et des pièces de théâtre.
Maurice Saint Paul et son orchestre musette anime les émissions de danse pour les jeunes.
Edouard Duleu, autre accordéoniste toulousain, présente également des concerts de musique de danse qui perdureront jusqu'en 1963.

Mercredi 12 mars 1947

08h15 Informations régionales

12h00

Causerie cinématographique

12h15

Notre vieille France

18h45

Orchestre musette

18h55

Histoire toulousaine

19h10

Jazz Lionel Cazaux

21h00 Depuis le Capitole de Toulouse, Concert Marcel Mirouze, avec Lucette Descaves, pianiste.


1948

Dès le printemps, les restrictions budgétaires obligent la station a supprimer sa session de la soirée (22h) qui était la plus intéressante mais aussi la plus chère de la grille. Elle comprenait les retransmissions théâtrales, les concerts et les fantaisies radiophoniques.  Seuls sont maintenus le journal de 8 h, la session de midi et celle de 19h. Les émissions de disque se multiplient aussi à l'antenne car elles ne demandent que la présence d'un speaker et d'un technicien.
Les informations se structurent et se renforcent néanmoins avec les reportages de Pierre Loubens. Une revue de presse est proposée également chaque matin avant les informations régionales.
Andrée Géant crée "Le Retour à la Vie" et "Notre Lumière", émissions sociales qui seront fondues dans le titre générique "Au service de la Vie".

Sélection d'émissions maintenue à l'antenne :
- Le quart d'heure des enfants
- La Chronique du cinéma : Roger Durandal (Roland Gardeur)
- Pêle-Mêle d'histoire occitane : Marcel Caza
Votre Disque : Jean de la Sure
- Le Bar des sports : Jean Boudey
- Le Jazz d'aujourd'hui : Hugues Panassié
- Le quart d'heure des poètes
- Les noms languedociens
- Pour les malades
- Les Pescofis : Charles Mouly

Samedi 3 janvier 1948


Samedi 21 février 1948
08h00 Informations régionales 08h00 Informations régionales

12h00

Le fantaisiste Georges Christian

12h15 Le vrai visage de la jeunesse

12h15

Le vrai visage de la Jeunesse

19h05 Reportages de Pierre Loubens

19h05

Emission littéraire

19h15 Emission littéraire
19h30

Jazz Lionel Cazaux

19h30 Orchestre de valses de Roland Rulleau

22h30

Emission destinée à l'Espagne



23h00 Disques

Studio de Toulouse-Pyrénées

1949

Grâce à l'amélioration des crédits accordés aux stations régionales, Toulouse-Pyrénées va pouvoir étendre et améliorer sensiblement ses programmes. la grille se structure autour d'émissions phares quotidiennes ou hebdomadaires. Des rendez-vous réguliers à heure fixe sont proposés aux auditeurs et la station commence à avoir enfin une personnalité marquée.

Les informations.
Sous l'impulsion de Pierre Loubens, les informations se structurent encore un peu plus.
- A 6h45 : Premières informations régionales, précédées d'un bulletin météo régional.
- A 8h50 : La magazine de Toulouse-Pyrénées présenté par Pierre Loubens le dimanche.
- A 12h00 : Une revue de presse, suivie des informations régionales.
- A 19h50 : "Le Journal Parlé de Toulouse-Pyrénées" propose les informations du jour, suivies "du Fait du Jour", de la météo  mais aussi, chaque jour, d'une chronique différente :
lundi :  chronique juridique avec Yves Périssé,
mercredi : chronique littéraire
jeudi : chronique sociale présentée par Christian Marc,
samedi : chronique touristique avec René Deguiral.

Les émissions de culture régionale.
- Marcel Caza propose plusieurs émissions sur l'Occitanie et sur la langue d'Oc dont  : "Visage d'occitanie",
- "Les noms languedociens" : par André Boussac
- "L'émission culturelle de l'Institut d'Etudes Occitanes".
- "Le Carnet du Toulousain"
- "Un tour dans la région".
- "Emission Gasconne"

Piroulet Les Emissions de détente.
- "Les Pescofis" : Emission de variétés occitanes animée par le fantaisiste Charles Mouly tous les mercredis soirs.  On y retrouve le personnage de Catinou, grosse femme au franc-parler, créé en 1944 par Charles Mouly. A partir de 1946, il crée un autre personnage, le mari de Catinou, "Jacouti".
Charles Mouly est aussi le créateur du personnage "Piroulet". Connu sur toutes  les scènes de la région mais aussi des lecteurs de la Dépêche, Charles Mouly va marquer fortement de son empreinte les programmes de "Toulouse-Pyrénées" durant les années 40 mais surtout 50 et jusqu'en  1963.
- "Le disque des auditeurs" : Emission de disques dédicacés présentée par Jean de la Sure.
- "L'orchestre de bal champêtre" de Jean Bentaberry
- "Le billet féminin" émission pour les femmes présentée par Andrée Géant chaque jour à 12h02.

Mercredi 7 septembre 1949

06h45

Météo et informations régionales

06h55

Avec Léo Marjane

12h00

Revue de presse

12h10

Récital de cor anglais : Jean Gaillard

12h20

Visage d'Occitane, par Marcel Caza

18h47 Musique folklorique de l'Afrique du Nord
18h50 Informations
18h55 Mélodies classiques
19h00 Le quart d'heure des poètes : Croisière en poésie arabe par Marcel Carrières
19h15 La fantaisiste Elyane Marcenac
19h50 Le Journal Parlé de Toulouse-Pyrénées, avec la vie littéraire
20h00 Récital de chant : Mme Izarie Gallyot
20h15 Orchestre de Jazz Symphonique d'Auguste Dahriac
20h50 Les Pescofis : Emission de variétés présentée par Charles Mouly
21h10 Dans le cercle des quatre paysages pyrénéens, par Alban Guyraud. 1er paysage : Ax-ldes-Thermes.







Radio Toulouse-Pyrénées
Equipe

Durant l'occupation, en dehors des émissions régionalistes en occitan de l'abbé Joseph Salvat qui passent sur la radio privée Radio Toulouse, les voix de Toulouse-Pyrénées des années 30 disparaissent des ondes. 

L'orchestre de la station continue son activité sous la Direction de Maurice De Villers, l'ancien chef de Strasbourg PTT puis, à nouveau, de Raoul Guilhot qui dirigera la formation jusqu'à la fin de l'occupation. Les concerts de Toulouse seront désormais retransmis par la radio nationale sur l'ensemble des émetteurs d'Etat.

Durant l'occupation, une grande partie des techniciens rejoint les rangs de la Résistance.

Après la Libération.
C'est grâce à ces techniciens que Toulouse-Pyrénées put de nouveau faire entendre sa voix dès le 9 septembre 1944. Gaston Allibert et Roger Fauroux, qui avaient presque assisté à la naissance de la station, restèrent en poste après la guerre.

René Laporte fut le premier directeur régional de la radio à la Libération. Il était secondé par Pierre Clément, nommé directeur administratif de la station. Un grand homme de la radio des années 30, l'ancien Directeur de la radio privée Radio 37, Fernand Pouey, fut une des premières voix à s'exprimer sur l'antenne de Toulouse-Pyrénées. Alors qu'une émission, animée par le résistant Charles Mouly, reprenait aussi sur Radio Toulouse, Fernand Pouey fut chargé par Pierre Clément d'occuper l'antenne avec des disques entre lesquels s'intercalaient les communiqués officiels. Il fut secondé par un jeune speaker, Simon Jochembin.

Cette première équipe ne fit qu'un bref passage. René Laporte fut muté à Paris et Pierre Clément prit la Direction de la station. Fernand Pouey et Simon Jochembin rejoignirent également Paris après quelques jours et une nouvelle équipe se mit en place sous l'autorité de Pierre Clément.

Radio Toulouse n'étant plus autorisée à poursuivre ses émissions, Charles Mouly, le résistant de la radio privée, rejoint l'équipe de Toulouse-Pyrénées pour en diriger les programmes artistiques. 

Joseph Salvat fut accusé de collaboration lors d'un procès durant lequel il fut blanchi et soutenu par de nombreux résistants, des républicains espagnols et par Charles Mouly qui lui témoigna une amitié indéfectible. Mais il sera éloigné durant quelque temps du micro.  

Une des voix d'avant guerre, celle de la speakerine Andrée Géant, dont il fut rapporté que durant l'occupation, elle avait entrainé des Alliés à prononcer notre langue de la façon la plus neutre et courte possible pour ne pas être repérés avant leur passage en Espagne d'où ils étaient renvoyés en Angleterre. Après l'occupation, et la parenthèse de la Radiodiffusion de la Nation Française annoncée par Pierre Crénesse, Andrée Géant reprend sa place  au micro de Toulouse-Pyrénées et on pourra enfin mettre un nom sur cette voix si familière, comme désormais sur celle des speakers de toutes les chaînes. 
Autre voix des années 30 qui se fait à nouveau entendre lors de certaines chroniques, celle de René Deguiral qui signera des chroniques jusqu'en 1972.

En 1947, c'est le journaliste Pierre Loubens qui rejoint l'équipe. Il sera rédacteur en Chef puis chef du Bureau des Informations régionales jusqu'en 1964.

Ont participé à cette station :

Directeurs (après 1944) :
- René LAPORTE (1944)
- Pierre CLEMENT (1944-1945)
- Joseph BERAL (1945 - 1958)

Directeurs artistiques, Secrétaires des Emissions (après 1944) :
- M. LAGUENIE
- Jean BENTABERRY

Metteurs en Ondes (après 1944) :
- Guy CHESNAY

Techniciens, Chefs de Centre :
- Gaston ALLIBERT
- Roger FAUROUX

Speakers (après 1944) :
- Andrée GEANT
- Denise SERVAL

Emissions (après 1944) :
- Charles MOULY
- Danielle SPEISSER
- Henri LEFEBVRE
- Hugues PANASSIE
- Marcel CAZA
- Jean DE LA SURE
- René DEGUIRAL

Journalistes (après 1944) :
- Pierre LOUBENS (Rédact. en Chef)
- Patrice CLEMENT (André ARNAUD)
- Jean-Paul TERRAY (JP. TOURTE)
- Juliette LAMY (Juliette LAVERDURE)
- Jacques SUDAN (J. CHEVALET)
- Jean-Lucien SAILHAN
- Jean BOUDEY (sport)
- Jean PRADERE

Chef d'Orchestre (avant 1944) :
- Raoul GUILHOT
- Maurice De VILLERS



Studio de Toulouse Pyrénées

Pierre Clément.
Ancien conseiller municipal et conseiller d'arrondissement d'Agen, Pierre Clément est nommé Directeur administratif de Toulouse Pyrénées dès sa libération. Ce socialiste, qui avait été aussi secrétaire général de la SFIO pour le Sud-Ouest, s'est illustré en tant que Résistant durant la guerre. Il faisait partie  de la Chaîne Duvernoy, réseau d'émetteurs clandestins dont faisait aussi partie l'ingénieur François Devèze, technicien de Toulouse-Pyrénées mort en déportation. En novembre 1944, Pierre Clément devient Directeur Régional de la Radiodiffusion à Toulouse et à ce titre, il relance la station Toulouse Pyrénées. Il va être assassiné le 30 octobre 1945 vers 19h30 de deux balles dans la nuque.  Ses assassins, des professionnels, ne furent jamais retrouvés, ni leurs commanditaires. La presse socialiste, et en particulier "Le Populaire" accusèrent sans preuve l'ancien propriétaire de Radio Toulouse, sur lequel Pierre Clément menait une enquête. Ce crime ne fut jamais élucidé. 

Hugue Panassié

Andrée Géant


Andrée GEANT.
Née à Paris en 1907, Andrée Géant arrive à Toulouse en 1935. Elle est engagée comme comédienne dans la troupe dramatique de Toulouse Pyrénées de Mademoiselle Denise Talour.
En 1937, elle franchit avec succès les épreuves du concours national de "speaker" organisé à Paris par le ministère des PTT pour la Radiodiffusion Nationale. Nommée "speaker", le féminin n'existant pas administrativement dans cette profession, elle devient la voix de la station "Toulouse-Pyrénées".
En dehors de la présentation des programmes, elle va aussi être productrice-déléguée d'émissions sociales, comme par exemple "Au Service de la Vie", littéraires, historiques, mais également poétiques. Elle anime aussi pendant de nombreuses années le célèbre "Bal Champêtre" de l'orchestre Jean Bentaberry. Au cours de sa carrière, Andrée Géant écrit et diffuse plus de 6000 billets radiophoniques, soit pour le matin très tôt, soit pour la fin de soirée, petits mots complices avec les auditeurs, ce qui lui vaut un courrier intense et constant jusqu'à la fin de sa vie. Elle prit sa retraite en 1972 mais continua de présenter un billet matinal en ouverture de programme jusqu'en 1981, année de sa disparition.
Critique et producteur de jazz installé à Montauban, Hugues Panassié va présenter plusieurs émissions de jazz sur l'antenne de Toulouse Pyrénées dès la Libération.
Il fut, dès 1935, co fondateur de la revue Jazz-Hot, dont le tirage fut interrompu durant la guerre. Il écrira une vingtaine de livres sur le jazz et recevra les plus grands noms du jazz international.
Décédé le 8 décembre 1974.



Radio Toulouse-Pyrénées
Extraits sonores




Emission "Souvenance" consacrée à la carrière de Andrée Géant.

Cette émission, présentée par Claude Guilhem dans les années 80, rend hommage à cette grande dame de Toulouse Pyrénées, Andrée Géant, avec de nombreux extraits sonores des émissions d'Andrée Géant.


Durée

Emission

Descriptif

Source

28'30"

Souvenance

Emission hommage à Andrée Géant

Archives de Claude Guilhem

© 2012 Reproduction interdite sans autorisation de 100 ans de Radio





Radio Toulouse-Pyrénées
Divers

Adresse des studios :


78 allées Jean-Jaurès
Toulouse


Adresse de l'Emetteur :

Muret
Haute-Garonne

Fréquence de la station : Puissance : 
Toulouse-Pyrénées

jusqu' au 25 juin 1940 :

386,6 m

- 120 kW

Toulouse-National

à partir du 5 juillet 1940 :

386,6 m

- 120 kW

1941 :

386,6 m

- 120 kW

1942 :

386,6 m

- 120 kW

1943 :

386,6 m

- 120 kW

1944 :

215,4 m

- 200 W




Fréquence de Toulouse-Pyrénées : Puissance : 

1944 :

328,6 m

- 10 kW


245,1 m

- 1 kW

1945 :

328,6 m

- 10 kW puis :
- 40 kW

1946 :

328,6 m

- 40 kW puis
- 100 kW (1 fév 46)

1947 :

328,6 m
puis 323,6 m

- 100 kW

1948 :

323,6 m

- 100 kW

1949 :

323,6 m

- 100 kW

Nota :
Si vous avez des informations complémentaires ou des documents sur cette radio, aidez nous à enrichir ce site en nous envoyant un email





Radio Toulouse-Pyrénées
Sources

Sources générales : cliquez ici

Sources sur cette radio :

- Archive Jean-Marc Printz
- Archives et témoignage de Claude Guilhem


- Les Ondes 1940, 11941, 1942, 1943, 1944

- Radio National 1940, 1941, 1942, 1943, 1944

- Le Midi Socialiste 940, 1941, 1942, 1943, 1944

- Radio 44, 45,46, 47, 48, 49 hebdomadaire

- La Semaine Radiophonique années 40

Radio Liberté années 40

- Mon Programme, années 40











Radio Toulouse-Pyrénées
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de Toulouse PTT à Toulouse-Pyrénées
- Les années 30
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- Les années 50
Toulouse-Pyrénées
- Les années 60
de l'ORTF Toulouse-Pyrénées à Toulouse-Midi-Pyrénées
- Les années 70
de Toulouse-Midi-Pyrénées à FR3 Midi-Pyrénées
- Les années 80 et 90
de FR3 Midi-Pyrénées à Radio France Toulouse
- Les années 2000 et 2010
de M' Toulouse à France Bleu Toulouse


Histoire de France Inter Toulouse - FIT - FIP Toulouse



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