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Chronologie
1940-1944 : La guerre des ondes
1940
Sommaire de l'Année
L'Année Radiophonique
L'Actualité de l'Année
La Législation et la Règlementation
Les Stations Françaises
Tutelle et Direction des Radios d'Etat
Extraits Sonores
Pour en Savoir Plus
5
5
Sommaire
1940
L'année radiophonique

18 juin 1940

La débâcle.
Après une tentative malheureuse de propagande soft et intellectualisée, la radio française s'aperçoit qu'il faut désormais changer de ton. Le nouveau Président du Conseil Paul Reynaud réorganise une nouvelle fois la radio d'Etat. A partir d'avril elle dépend du nouveau ministère de l'information. Georges Duhamel et Jean Giraudoux sont écartés des micros et des responsabilités. Ludovic Oscar Frossard prend en main le Ministère de l'Information. Mais le 12 mai, les Allemands entrent en France. C'est la débâcle. Les stations se sabordent les unes après les autres au fur et à mesure de l'avancée de l'ennemi. Le 17 juin 1940, le Maréchal Pétain "fait à la France, le don de sa personne pour atténuer son malheur" et annonce qu'il faut cesser le combat depuis le studio de Bordeaux. Ce discours restera ancré dans la mémoire collective des français médusés devant leurs récepteurs. Radio Paris qui avait poursuivi ses émissions depuis l'émetteur d'Allouis encore non occupé par les Allemands, cesse ses émissions. Dès le lendemain, le 18 juin, c'est de Londres qu'un Général français, De Gaulle, appellera les français à poursuivre le combat. L'appel du 18 juin, s'il est un discours fondateur du gaullisme, sera entendu par peu de français et ne sera même pas enregistré. La version diffusée après la guerre ne sera qu'une reconstitution de ce discours réalisée par Charles De Gaulle lui-même. L'armistice prévoit l'arrêt de la totalité des émissions sur le sol français. Le 25 juin 1940, les ondes françaises sont totalement muettes. Elles le resteront jusqu'au 5 juillet 1940. Les Allemands relancent Radio Paris désormais sous leur contrôle. Le studio est installé sur les Champs Elysées dans les anciens locaux du Poste Parisien. Des journalistes français d'extrême droite sont nommés aux différents échelons de la radio. Dans la zone Nord, les émetteurs de région relaient de manière passive les émissions du nouveau Radio Paris nazi. Dans la zone Sud, l'Etat français dirigé par le Maréchal Pétain à Vichy lance la nouvelle Radio Nationale depuis cette ville.

Sommaire
1940
L'actualité de l'année

15 janvier 1940 :
Démission de Georges Duhamel de son poste de Contrôleur Général des Emissions artistiques de la Radiodiffusion Nationale.

27 janvier 1940 :
Condamnation à mort par contumace de Paul Ferdonnet, le speaker français de la station de propagande nazie Radio Stuttgart.

25 mars 1940 :
Décès d'Edouard Branly. Ses obsèques sont retransmises en direct à la radio, mais un phénomène rare se produit : Un orage magnétique au pôle perturbe les ondes radio de toute la planète. Au micro de Radio Cité Jean Guignebert déclare : " Les ondes se sont mises en deuil de celui qui fit tant pour elles".

1er avril 1940 : Création du Ministère de l'Information. La Radiodiffusion Nationale lui est rattachée. Ludovic-Oscar Frossard en devient le Ministre et André Février, Secrétaire d'Etat.

3 avril 1940 : Radio Andorre reprend ses émissions, après autorisation d'Edouard Dalladier et de Léon Brillouin.

10 mai 1940 : Les Allemands pénètrent au Luxembourg, en Belgique et aux Pays-Bas. Luxembourg ville est prise au bout de quelques heures et ils occupent les installations de Radio Luxembourg dont le siège est transféré à Paris. Le Grand-Duché est entièrement contrôlé au bout de 2 jours. Il faudra aux allemands un mois pour remettre l'émetteur en état de fonctionnement.

12 mai 1940 : Les Allemands entrent en France et occupent Sedan. Les radios noires allemandes multiplient les émissions de démoralisation des troupes et des populations.

15 mai 1940 : Après leur évacuation de Bruxelles où les émetteurs ont été sabordés, les équipes de Radio Belgique sont hébergées provisoirement à Radio Lille avant leur fuite pour Montpellier. Mais elles ne dépasseront pas Poitiers.

18 mai 1940 :
Bruxelles tombe aux mains des Allemands.
Toutes les stations françaises reçoivent l'ordre de se saborder en cas d'attaque allemande. Radio Lille est la première d'entre elles à se saborder avant l'arrivée des nazis. L'émetteur de Camphin est saboté par les techniciens de la station.

20 mai 1940 : La totalité des émissions artistiques est interdite. Seules les émissions du centre d'information et les émissions en langues étrangères restent autorisées y compris sur les stations privées.

5 juin 1940 : Jean Prouvost est nommé Ministre de l'Information.

10 juin 1940 : Le personnel de la radio d'Etat est transféré à Bordeaux.

13 juin 1940 :
Les émetteurs de Rueil-Malmaison (Radio 37), Romainville (Radio Ile-de-France) sont sabordés.
L'émetteur de Radio Cité est miné, mais les officiers du génie ne le feront pas sauter. La station cesse également ses émissions comme les autres radios parisiennes sauf celles de Radio Paris qui se poursuivent depuis l'émetteur d'Allouis dans le Centre.

14 juin 1940 :
Paris est occupé par les Allemands.

15 juin 1940 :
L'armée française fait sauter l'émetteur de Brumath (Radio Strasbourg).

Pétain au micro de la radio nationale17 juin 1940 :
Pétain annonce au micro de Bordeaux-Lafayette que son gouvernement demande l'armistice.
Les postes d'Etat de "Radio Paris" (émetteur d'Allouis), "Lyon Tramoyes" et "Paris Mondial" cessent leurs émissions. L'émetteur de Lyon est mis hors d'état.
L'Information est confiée au ministre de l'intérieur Charles Pomaret.

18 juin 1940 :
De Gaulle appelle à "continuer le combat" depuis la BBC à Londres.

22 juin 1940 :
BBC Second appel de de Gaulle au micro de la BBC qui met son micro à la disposition de la Radiodiffusion Nationale Française durant un quart d'heure chaque soir à 20h30 après la diffusion des informations en français assurées par les équipes de la radio anglaise. L'émission s'intitule "Ici la France". Cet accord ne dure que 3 jours. Avec la signature de l'armistice, il ne peut plus y avoir d'accord avec la radio française, mais l'émission perdure avec des journalistes français réfugiés à Londres.
La Radio Nationale est une nouvelle fois rattachée à la Présidence du Conseil sous l'autorité du Haut Commissaire à la propagande, Jean Prouvost.

22 juin 1940 :
Signature de la convention d'armistice avec l'Allemagne
. La France est coupée en deux zones :
- La zone nord est sous l'occupation allemande. Elle est s'étendra sur la totalité de la façade atlantique en englobant Bordeaux.
- La zone sud (zone libre) est laissée sous la responsabilité du gouvernement du Maréchal Pétain.
N'oublions pas non plus une troisième zone : l'Alsace et la Moselle sont annexées au Reich.

25 juin 1940 à 0h30 : Conformément à l'article 14 de la convention d'armistice, toutes les stations françaises cessent d'émettre. Cette disposition s'applique essentiellement à celles de la zone non occupée puisque celles de la zone nord s'étaient sabordées avant l'arrivée des allemands.
Les radios noires des nazis, Radio Humanité et la Voix de la Paix cessent aussi leurs émissions.

1er juillet 1940 :
L'émission française de la BBC passe à une demi-heure par jour en plus des bulletins en français toujours diffusés par la station.

2 juillet 1940 :
Le gouvernement de Pétain s'installe à Vichy.

5 juillet 1940 :
Radio ParisLes radios privées de la zone libre sont autorisées à reprendre leur diffusion. Elle devront relayer dans un premier temps le programme de la nouvelle Radio Nationale de Vichy. Les programmes locaux et la publicité restent pour le moment interdits.
Dans la zone occupée, les Allemands remettent en fonctionnement Radio Paris sous leur contrôle. Ils installent les studios au 116 bis avenue des Champs Elysées dans les locaux du Poste Parisien dont ils utilisent aussi l'émetteur. L'émetteur de Rennes est remis en service par l'occupant et sert de relais à Radio Paris.
Dans la zone occupée les radios privées ne sont plus autorisées à reprendre leurs émissions.

6 juillet 1940 :
Radiodiffusion NationaleLa nouvelle Radio Nationale de Vichy diffuse sa première émission. Le studio est installé au Casino de Vichy et le service des informations à l'Hôtel du Parc (chambre 252) qui abrite aussi le Maréchal et le gouvernement. La première émission est une allocution de Jean Prouvost, haut-commissaire à l'information. Un réseau est constitué à partir des émetteurs d'Etat non détruits de la Zone Sud : Toulouse (389,6 m), Marseille (400,5 m), Lyon (463 m), Nice (253,2 m), Grenoble ( 514,6 m), Limoges (333,20 m), Montpellier (224 m). Ce réseau n'est pas encore synchronisé et pour des raisons militaires, il doit arrêter toute diffusion dès la tombée de la nuit car les émetteurs pourraient guider les avions anglais. Les stations privées de la Zone Sud (Radio Toulouse, Radio Montpellier, Radio Agen, Radio Méditerranée, Radio Lyon et Radio Nîmes.) relaient également ce programme dans les mêmes conditions.

7 juillet 1940 :
Remise en service par les Allemands de l'émetteur de Bordeaux qui relaie Radio Paris

10 juillet 1940 :
L'Assemblée Nationale donne les pleins pouvoirs à Philippe Pétain. Albert Lebrun se retire.

11 juillet 1940 :
Philippe Pétain adresse son premier message aux français depuis un studio improvisé à l'Hôtel du Parc (chambre 117) par la Radio Nationale de Vichy. La cabine technique est installée dans la chambre adjacente (116).

16 juillet 1940 :
Jean Montigny remplace Jean Prouvost au Secrétariat Général de l'Information. Il sera lui-même remplacé fin juillet par Pierre Cathala. Jean-Louis Tixier-Vignancourt est nommé Directeur de la Radiodiffusion Nationale mais là aussi, d'autres lui succèderont dans les jours et les semaines qui suivront : Georges Hylaire, René Bonnefoy, Jean Masson, le commandant Duvivier et André Demaison.

18 juillet 1940 :
Début des émissions quotidiennes "Honneur et Patrie" présentées sur la BBC par Maurice Schumann.

20 juillet 1940 :
Remise en service par les Allemands sur Ondes Courtes de "Paris Mondial" qui devient "Radio Paris Mondiale".

27 juillet 1940 :
Remise en service par les Allemands de l'émetteur d'Allouis qui relaie Radio Paris

Août 1940 :
Une subvention est accordée aux radios privées de la zone Sud pour compenser l'interdiction de publicité.

3 août 1940 :
L'émetteur de Lille est réparé et affecté par l'occupant au programme nazi de Radio Bruxelles.

6 Septembre 1940 :
Création de l'émission "Les Français parlent aux Français" à la BBC

11 septembre 1940 :
Première émission de la France Libre sur Radio Brazzaville au Congo avec un émetteur de 20 kW assez peu audible.

1er octobre 1940 :
L'émetteur de Radio Luxembourg à Junglinster est remis officiellement en service par la 
Grossdeutscher Rundfunk. Il relaiera la radio allemande mais diffusera aussi des émissions de propagande en anglais et en français réalisées en Allemagne. Depuis l'annexion du Luxembourg, il était utilisé par l'armée allemande et servait à des fins militaires. 

1er novembre 1940 :
Les allemands autorisent Radio Rennes Bretagne à diffuser des émissions locales. Ils favorisent de manière stratégique l'émergence des bretonnants réputés anti-anglais.

14 décembre 1940 :
Eviction de Pierre Laval et ordre de réquisition des stations privées.

Sommaire
1940
Législation et réglementation
TEXTES ET REGLEMENTS.

10 avril 1940 : Création du Ministère de l'Information dont la mission est "de recueillir, de mettre en œuvre par tous les moyens, l'ensemble de moyens utiles à l'affirmation et à la propagation de la pensée et de la politique française, ainsi qu'à la défense des intérêts supérieurs de la nation."

25 avril 1940 : Afin d'indemniser les postes privés obligés de diffuser les informations de la radio nationale ainsi que des émissions en langues étrangères, un arrêté leur alloue une subvention de 4 millions de francs.

19 juin 1940 : La Radiodiffusion nationale est rattachée par le Maréchal Pétain à la Présidence du Conseil et placée sous l'autorité du Haut Commissaire à la Propagande Française.

25 juin 1940 : Signature du cessez-le-feu. La radio est soumise à l'autorité des forces allemandes. L'article 14 de la convention d'armistice oblige les stations à cesser leurs émissions.

26 juin 1940 : Tout possesseur d'un poste émetteur, y compris amateur, doit le remettre aux autorités sous peine de mort ou de travaux forcés.

5 juillet 1940 : Les émetteurs de la zone Sud sont de nouveau autorisés à émettre par les Allemands.

6 septembre 1940 : Une loi supprime la totalité des organismes, comités de coordination, conseils de gérance et associations de radio. Le Conseil Supérieur des émissions est également supprimé.

28 octobre 1940 : Une loi interdit la réception sur la voix publique ou dans des lieux ouverts au public des radios "anti-nationales" et de la BBC

13 décembre 1940 : La Radio Nationale est à nouveau rattachée à la Présidence du Conseil et dépend du Secrétaire d'Etat chargé de l'Information et de la Jeunesse.


Sommaire
1940
Les stations françaises

STATIONS EMETTANT AVANT LA SIGNATURE DE L'ARMISTICE

Stations d'Etat

Tutelle
Nom de la radio
Longueur d'ondes et puissance.
Ministère de l'Information
Radio-Paris

GO : 1648 m - 80 kW5
18 juin 1940 : L'émetteur d'Allouis qui avait relayé les émissions de Radio Paris cesse d'émettre.

Poste de la Tour Eiffel

GO : 206 m - 20 kW
06 juin 1940 : l'émetteur est mis hors d'état par les français.

Paris PTT

OM : 431,7 m - 120 kW
13 juin 1940 : Les émissions cessent.

Lyon PTT

OM : 463 m - 100 kW
17 juin 1940 : L'émetteur de Lyon cesse ses émissions, puis il est mis hors d'état.

Marseille Provence

OM : 400,5 m - 100 kW
25 juin 1940 : Les émissions cessent conformément à la convention d'armistice.

Rennes PTT

OM : 288,6 m - 120 kW
5 juillet 1940 : Les émissions cessent conformément à la convention d'armistice.

Bordeaux Lafayette

OM : 278,6 m - 30 kW
25 juin 1940 : Les émissions cessent conformément à la convention d'armistice.

Toulouse-Pyrénées

OM : 386,6 m - 120 kW
25 juin 1940 : Les émissions cessent conformément à la convention d'armistice.

Radio PTT Nord

OM : 247,3 m - 60 kW
18 mai 1940 : Radio Lille PTT Nord est la première station française à se saborder et à cesser ses émissions.

Limoges PTT

OM : 335,2 m - 1 kW
25 juin 1940 : Les émissions cessent conformément à la convention d'armistice.

Poste Alpes Grenoble

OM : 514,6 m - 15 kW
25 juin 1940 : Les émissions cessent conformément à la convention d'armistice.

Montpellier PTT

OM : 224,5 m - 5 kW
25 juin 1940 : Les émissions cessent conformément à la convention d'armistice.

Radio Strasbourg

OM : 349,2 m - 120 kW
15 juin 1940 : L'émetteur de Radio Strasbourg Brumath est détruit par l'armée française.

Nice PTT

OM : 253,2 m - 60 kW
25 juin 1940 : Les émissions cessent conformément à la convention d'armistice.

Paris Paris Mondial

OC: 24 m, 25 m, 31 m et 41 m- 25 kW
17 juin 1940 : L'émetteur de Paris Mondial cesse ses émissions.

Stations privées autorisées

Propriétaire
Nom de la radio
Longueur d'ondes et puissance.
Le Petit Parisien
Poste Parisien

OM : 312,8 m - 66 kW
13 juin 1940 : Le émissions cessent.

Radio Cité

OM : 280,9 m - 2 kW
13 juin 1940 : Le émissions cessent.


Poste de l'Ile-de-France

OM : 222 m - 2 kW
13 juin 1940 : L'émetteur du Poste de l'Ile-de-France est mis hors d'état

Radio 37

OM : 360,6 m - 2 kW
13 juin 1940 : L'émetteur de Radio 37 est mis hors d'état.

Radiophonie du Midi
Radio Toulouse

OM : 328,6 m - 60 kW
25 juin 1940 : Les émissions cessent conformément à la convention d'armistice.

Radio Lyon Emissions
RADIO LYON

OM : 215,4 m - 25 kW
25 juin 1940 : Les émissions cessent conformément à la convention d'armistice.

Radio Bordeaux Sud-Ouest

OM : 309,9 m - 3 kW
25 juin 1940 : Les émissions cessent conformément à la convention d'armistice.

Société Languedocienne de TSF
Radio Montpellier

OM : m - 1,2 kW
25 juin 1940 : Les émissions cessent conformément à la convention d'armistice.

Conseil Général du Lot-et-Garonne
Radio Agen

OM : 309,9 m - 0,6 kW
25 juin 1940 : Les émissions cessent conformément à la convention d'armistice.

Radio Méditerranée

OM : 235 m - 0,8 kW
25 juin 1940 : Les émissions cessent conformément à la convention d'armistice.

Radio Nîmes

OM : 201 m - 1 kW
25 juin 1940 : Les émissions cessent conformément à la convention d'armistice.

Radio Normandie

OM : 212,6 m - 5 kW
25 juin 1940 : Les émissions cessent conformément à la convention d'armistice.

Stations périphériques

Radiophonie du Midi
Radio Andorre OM : 410 m - 350 kW
OC : 25 m et 32 m
Les émissions avaient été suspendues le 18 août 1939.
Elles reprennent le 3 avril 1940.
La plupart des stations, même locales, peuvent parfois être captées sur l'ensemble du territoire mais les postes dont la puissance est inférieure à 1 kW sont difficilement audibles sur toute la France.

RADIOS CLANDESTINES ET DE PROPAGANDE (jusqu'au 25 juin 1940)
Stations  clandestines de propagande noire
Tutelle Nom de la radio Caractéristiques.
Reich Allemand Radio Humanité Station allemande lancée le 16 décembre 1939. Elle se fait passer pour le poste clandestin du Parti Communiste Français.
Emet en Français
La Voix de la Paix Station nazie se faisant passer pour une radio pacifiste française. 
Emet en Français
Gouvernemant français
Deutcher Freiheitssender

Station française se faisant passer pour un poste allemand
Emet en Allemand

Österreischischer Freiheitssender Station française se faisant passer pour un poste autrichien
Emet en Allemand

Entre le 25 juin 1940 et le 6 juillet 1940 : Plus aucun poste de radio n'émet en France. les français se rabattent sur les émissions françaises de la BBC, sur les émissions suisses ou sur Radio Andorre qui ne diffuse que de la musique.

STATIONS EMETTANT APRES LA SIGNATURE DE L'ARMISTICE
Stations sous contrôle allemand
Tutelle Nom de la radio Longueur d'ondes et puissance.
Propaganda Abteilung Radio Paris 5 juillet 1940 : Radio Paris diffuse à nouveau ses émissions mais sous contrôle allemand. Ce sont les studios du Poste Parisien et son émetteur qui sont utilisés pour la diffusion, avant la remise en service de l'émetteur d'Allouis, le 27 juillet 1940.

Les émissions de Radio Paris  sont relayées par l'émetteur de Rennes (5 juillet 1940)  puis par l'émetteur de Bordeaux (7 juillet 1940) pour le Sud de la France.

Radio Rennes A partir du 1er novembre 1940, Radio Rennes reprend des émissions locales en décrochage de Radio Paris. Ce sera la seule station régionale autorisée dans la zone Nord, mais sous contrôle des Allemands
Radio Paris Mondial OC : 31,51 m
"Paris Mondial" reprend ses émissions sous le nom de "Radio Paris Mondial" et sous contrôle allemand.

Stations sous contrôle de Vichy

Tutelle
Nom de la radio
Longueur d'ondes et puissance.
Gouvernement de Vichy
Radiodiffusion Nationale
(Radio Vichy)

6 juillet 1940 : La nouvelle Radio Nationale émet depuis Vichy. Elle utilise les émetteurs régionaux de la radio d'Etat situés en zone Sud comme relais : Toulouse (389,6 m), Marseille (400,5 m), Lyon (463 m), Nice (253,2 m), Grenoble ( 514,6 m), Limoges (333,20 m), Montpellier (224 m).
Dans un premier temps, les émetteurs des radios privées de la zone Sud servent également de relais : Radio Toulouse (228,60 m), Radio Lyon (215,40 m), Radio Montpellier (259,10 m), Radio Agen (235,10 m), Radio Méditerranée (227,10 m) et Radio Nîmes (202,30 m).

Station périphérique neutre


Radio Andorre OM : 410 m - 350 kW
OC : 25 m et 32 m
Les émissions de Radio Andorre se poursuivent mais sans aucune information.
Station à disposition de la France Libre
BBC Les émissions en Français de la BBC existent depuis 1939. Elles s'intensifient après la déclaration de guerre. Ce n'est qu'après l'appel du Général de Gaulle le 18 juin 1940 que du temps d'antenne sera accordé à la parole de la France Libre.
22 juin : Lancement de l'émission "les Français parlent aux Français"

Sommaire
1940
Extraits Sonores

Avril-mai 1940 :

Radio Cité

Cet extrait d'une émission de Radio Cité nous fait entendre une chanson d'époque, suivie d'une publicité pour les pâtes Lustucru, de l'indicatif de Radio Cité puis d'une nouvelle chanson qui va être interrompue par un communiqué qui invite les parisiens à se rendre aux abris en raison d'une alerte aérienne sur la région parisienne. Durant l'alerte, le poste retransmet le bruit des sirènes, pour reprendre son programme à la fin de l'alerte.

17 juin 1940 :
Bordeaux Lafayette
Le Maréchal Pétain annonce depuis le poste  Bordeaux où le gouvernement s'est réfugié, qu'il a demandé à l'ennemi de mettre fin au conflit. Ce discours radiophonique, relayé par les émetteurs encore en activité, qui annonce donc la défaite de la France et l'entrée dans la collaboration avec le régime hitlérien, sera suivi dès le lendemain du célèbre appel du 18 juin du Général de Gaulle, qui refuse cette capitulation.


22 juin 1940 :
BBC
Le célèbre appel du 18 juin du Général de Gaulle, que peu de français ont entendu, n'a jamais été enregistré par les techniciens de la BBC. Il n'en reste que les manuscrits écrits de la main du Général et des reconstitutions sonores réalisées ultérieurement. Le premier discours de de Gaulle enregistré à la BBC date du 22 juin 1940. En voici un extrait.
Sommaire
1940
Tutelle et direction de la radio d'Etat
Durant toute cette période troublée, la direction de la radio nationale va dépendre de différentes tutelles et les responsables vont se multiplier, sous différents titres, ajoutant encore à la confusion générale.
Le rôle du Commissaire Général à l'information, incarné par Jean Giraudoux, va perdre de son importance et ce sont les ministres de l'Information qui vont diriger la radio d'Etat jusqu'à la débâcle. Après l'armistice, la radio va être rattachée directement à la Présidence du Conseil et du Secrétariat d'Etat chargé de l'information et de la jeunesse.

13 septembre 1939 - 20 mars 1940 :
Chef du Gouvernement : Edouard Daladier.
La Radio dépend du Commissaire Général à l'Information : Jean Giraudoux.
Directeur de la Radiodiffusion : Léon Brillouin.

22 mars 1940 - 16 juin 1940 :
Chef du Gouvernement : Paul Reynaud
Jusqu'au 8 avril 1940, la radio dépend du Commissaire général à l'Information : Jean Giraudoux.
Le ministère de l'information créé avec ce nouveau gouvernement va peu à peu se substituer au Commissaire Général à l'Information pour prendre la tutelle de la radio.
Ministres de l'Information :
- Ludovic-Oscar Frossard (du 21 mars 1940 au 5 juin 1940), avec André Février comme Sous Secrétaire d'Etat à l'Information.
- Jean Prouvost (du 5 juin 1940 au 16 juin 1940).
Le 8 avril 1940, le Commissariat Général à l'Information est supprimé. Jean Giraudoux est nommé à la tête du Conseil Supérieur de l'Information, organisme consultatif sans pouvoir.
C'est le Secrétaire Général à l'Information, qui dépend directement du Sous-Secrétaire d'Etat à l'Information (André Février) puis du Ministre de l'Information (Jean Prouvost) qui obtient la tutelle de la radio. 
- Julien Cain occupe ce poste du 8 avril 1940 au 16 juin 1940.

16 juin 1940  - 10 juillet 1940 :
Chef du Gouvernement : Philippe Pétain
- 17 juin 1944 : Les services de l'information sont rattachés au Ministère de l'Intérieur (Charles Pomaret)
- 19 juin 1940 : La Radio Nationale est rattachée à la Présidence du Conseil (Phiilippe Pétain) par l'intermédiaire d'un Haut-Commissaire à la Propagande (Jean Prouvost, du 19 juin 1940 au 10 juillet 1940). Jean Prouvost démissionne lorsque Philippe Pétain obtient les pleins pouvoirs. Il ne sera pas remplacé à ce poste.

10 juillet 1940 - 13 décembre 1940 :
Chef du Gouvernement (Vice président du Conseil) : Pierre Laval. Philippe Pétain reste Président du Conseil.
- 18 juillet 1940 : la Radio Nationale est rattachée à la Vice-présidence du Conseil (Pierre Laval) puis par l'intermédiaire d'un Secrétaire Général à l'Information et à la jeunesse (Pierre Cathala du 7 décembre 1940 au 13 décembre 1940).

A partir du 13 décembre 1940 :
Pierre Laval est exclu du gouvernement par Philippe Pétain.
Le nouveau gouvernement est dirigé par Pierre-Etienne Flandin, Philippe Pétain restant Président du Conseil.
- 13 décembre 1940 : le Secrétariat Général à l'Information et à la Jeunesse est rattaché à la Présidence du Conseil (Philippe Pétain). Paul Baudouin (Ministre Secrétaire d'Etat à la Présidence du Conseil) remplace Pierre Cathala à la Direction de l'Information.

Durant ces périodes confuses, le Directeur de la Radiodiffusion reste officiellement Léon Brillouin. Mais le pouvoir est entre les mains des Directeurs de l'Information qui dépendent directement du pouvoir exécutif. Jean-Louis Tixier-Vignancourt sera nommé à la tête de l'information par Pierre Laval en juillet 1940. Il sera secondé par Georges Hilaire, puis par René Bonnefoy. A partir du 13 décembre, c'est Jean Masson qui occupe cette fonction.
Sommaire
1940
Pour en savoir plus

AUTRES PAGES DU SITE  (liens internes) :

:: Les stations de radio
- Radio Lyon - 1940
- Radio Agen - Années 40 - 44
- Radio Andorre
- Radio Toulouse - 1940
- Radio Strasbourg PTT - 1940
- Radio Rennes Bretagne - Années 40 - 44


SELECTION DE LIVRES EN RAPPORT AVEC CETTE PAGE :

CD, DVD ET TELECHARGEMENT DE MP3 :

Sources de cette page :
DUVAL René
Histoire de la radio en France
Alain Moreau
Paris, 1979

- BROCHAND Christian
Histoire générale de la Radio et de la Télévision en France
- tome 1 --

Comité d'Histoire de la Radiodiffusion
La documentation française
Paris, 1994

- LUNEAU Aurélie
Radio Londres 1940-1944 - Les Voix de la liberté.
Editions Perrin
2005

- PROT Robert
Dictionnaire de la Radio
Presses Universitaires de Grenoble - 1997

- Sous la direction d'Hélène ECK
La Guerre des Ondes - Histoire des radios de langue française pendant la deuxième guerre mondiale
Armand Collin Editeur Paris - 1985

- PARROT Jacques
La guerre des ondes de Goebbels à Kadhafi
Editions Plon - 1987

- PROT Robert
Précis d'histoire de la Radio & de la Télévision
L'Harmattan - 2007

- Voici la BBC
Plaquette publiée en français par la BBC
Juin 1944.

- ROSSIGNOL Dominique
Histoire de la Propagande en France de 1940 à 1944 - L'utopie Pétain
PUF - 1991

- BOURDAN Pierre
Carnet des jours d'attente : juin 1940 - juin 1944
Edition Tremois - 1945

- BUCHBENDER Ortwin - HAUSCHILD Reinhard
Radio Humanité - Les émetteurs allemands clandestins 1940
Editions France Empire - 1986

-  CALVEZ Ronan
La Radio en Langue Bretonne,Presses Universitaires de Rennes
Centre de recherche bretonne et Celtique,
Rennes, 2000

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