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En
1926, les stations de radio se multiplient en Europe et en France. Les
radioamateurs sont maintenant le plus souvent à l'origine de la
création des nouvelles stations privées. En France, les autorisations
pour les radioamateurs sont plus faciles à obtenir que les
autorisations pour les stations de radiodiffusion dont le cahier des
charges n'est pas de même nature. Beaucoup utilisent donc leur
autorisation de radioamateur pour diffuser un véritable programme de
radio, pour augmenter leur puissance et passer des ondes courtes aux
ondes moyennes. C'est le cas des petites stations de radioamateurs de
Fécamp, de Paris (Radio LL), de Béziers... Plus d'une dizaine de
nouvelles stations de radiodiffusion voient le jour en France en 1926.
La plupart ne laisseront aucune trace de leur existence en raison de
leur vie éphémère et de leur discrétion liée au caractère peu conforme
de leur diffusion. Certaines se transformeront en grandes stations de
radios privées comme Radio LL qui deviendra plus tard Radio Cité, Radio
Vitus qui deviendra le Poste de l'Ile-de-France et Radio Fécamp,
transformée en Radio Normandie. Le ministère des PTT met en service un
nouvel émetteur en Bretagne pour relayer les programmes de Paris PTT
mal reçus dans cette région. Il faudra attendre 1927 pour que cet
émetteur diffuse des émissions régionales sous l'appellation "Rennes
PTT". Les programmes et la diffusion de Bordeaux Lafayette sont
également améliorés par les PTT. Mais l'événement de cette année 1926,
c'est la parution tant attendue d'un statut de la radiodiffusion en
France en toute fin d'année. Le 28 décembre 1926 le décret-loi
Bokanowski confirme le monopole d'Etat de la radio en France, les
stations existantes ayant des autorisations précaires pourront
continuer à émettre et d'autres autorisations pourront être accordées
durant un an, mais l'ensemble des radios privées sera nationalisé au
1er janvier 1933. Le décret prévoit également la constitution d'une
commission d'application qui devra préciser avant le 31 décembre 1927
les stations autorisées à émettre à partir du 1er janvier 1928 et leur
cahier des charges. Il prévoit qu'à cette date, il ne devra plus rester
que 3 stations nationales et 18 stations régionales. Elles pourront
être privées ou publiques mais avant 1933, toutes les radios seront
devenues publiques.
Au niveau européen également, il y a désormais nécessité de réglementer
la prolifération des stations en organisant la distribution des
fréquences entre les divers pays. C'est le Plan de Genève qui est
établi dans ce sens mais il ne sera guère suivi.
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Janvier 1926 :
Diffusion des premières émissions régulières et des premiers concerts
de "l'Association Radio Luxembourg" au Grand Duché.
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9 janvier 1926 :
instauration d'une taxe sur l'achat des récepteurs de radio et destinée
à financer la radio d'Etat
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mars 1926 :
Premières
émissions régulières de la station parisienne Radio LL. La station
lancée par le constructeur de TSF Lucien Lévy émet sur 300 m et elle
peut être audible sur une bonne partie de la France malgré la faiblesse
de sa puissance (250 W). Radio LL ne diffuse que 3 soirs par semaine un
concert joué en direct depuis son studio, installé dans les ateliers de
Lucien Lévy 137 rue de Javel dans le 15ème arrondissement de Paris.
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28 mars 1926 :
Première émission de Radio Toulon qui aura une durée de vie éphémère.
Longueur d'ondes : 225 m.
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Avril 1926 :
Mise en service d'un relais de Paris PTT à Rennes sur 290 m
Inauguration de la station privée Radio Béziers.
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15 avril 1926 :
Lancement des émissions régulières de radio Bordeaux-Lafayette
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26 avril 1926 :
Naissance de radio PTT Alger.
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5 août 1926 :
Instauration d'une taxe sur les émetteurs de radiodiffusion : 200 F par
an par kW ou fraction de kW.
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21 août 1926 :
Création de la station privée Radio Limoges sur 293,5 m et 330 m. La
station cessera ses émissions dès novembre de la même année.
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Août
1926 :
PLAN
DE GENEVE :
Cette
première conférence internationale a pour objectif d'harmoniser les
longueurs d'ondes des pays européens afin d'éviter l'anarchie, sachant
que les ondes ne s'arrêtent pas aux limites des frontières. Elle est
organisée par l'UIR créée l'année précédente. Un principe est adopté :
Il y aura deux catégories d'ondes :
-
Les ondes exclusives, attribuées à un pays pour une seule statio- les ondes partagées ou
communes, affectées à plusieurs stations européennes de faible
puissance.
Le
Plan de Genève sera ratifié par une vingtaine de pays, dont la France
et concernera 116 stations, mais il sera très peu respecté. Les
stations françaises, privées ou d'Etat, ne suivront pas ses directives.
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18 novembre 1926 :
Le petit poste radioamateur de Fécamp ne s'annonce plus sous son
indicatif "8 IC" mais sous le nom de "Radio Fécamp". Ses émissions
deviennent devient régulières et sa puissance augmente.
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1er
décembre 1926 :
Début des émissions
régulière du poste privé parisien Radio Vitus, lancé par le
constructeur du même nom. L'émetteur est installé sur les hauteurs de
Montmartre.
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30 décembre 1926 :
La Société du Casino de Juan-le-Pins procède aux premiers essais de
Radio Juans-les-Pins à partir d'un petit émetteur provisoire de 150 W
installé au casino.
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27 décembre 1926 :
Création de Radio Côte d'Argent à Biarritz : La station aura une vie
éphémère.
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TEXTES
ET REGLEMENTS. |
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28 décembre 1926 :
Décret-loi (dit Bokanowski)
annulant celui du 24 novembre 1923 : Le monopole d'Etat est instauré
mais les stations privées sont autorisées provisoirement et sous
certaines conditions.
:: Dispositions concernant
les radios privées :
- Les radios disposant d'une
autorisation précaire sont autorisées à poursuivre leur activités
- De nouvelles autorisations pourront être accordées par le ministre
des PTT durant un an pour compléter le réseau d 'émetteurs
actuel.
- Les autorisations sont soumises à un certain nombre d'obligations
notamment un contrôle de leurs informations et de leurs émissions par
le gouvernement. Autrement dit, la censure est officialisée.
- Les PTT pourront exercer un contrôle technique des installations
privées. Il est précisé également qu'elle devront de préférence
s'équiper avec du matériel français. Cette disposition prête à sourire
quand on sait que la seule station française dont l'émetteur est
étranger, c'est Paris PTT, le principal poste d'Etat.
- Toutes les autorisations restent précaires et révocables sans
indemnité et elles ne pourront dépasser la date du 1er janvier 1933. A
cette date, les stations privées seront nationalisées pour constituer
le réseau d'Etat. Autrement dit, le secteur privé est autorisé à
constituer à ses frais le réseaux d'émetteurs français puisque l'Etat
en est aujourd'hui incapable et le tout sera nationalisé dans 6 ans.
- Les stations privées ne pourront signer aucun accord avec des Etats,
des organismes ou particuliers étrangers sans l'autorisation des PTT.
Cette disposition est prise en réaction à la conférence de constitution
de l'UIR de 1925 où les PTT n'étaient pas conviés par cette instance
internationale contrairement à certaines radios privées.
- Enfin, le gouvernement annonce la création d'une commission pour
rédiger les modalités d'application du décret qui seront alors
présentées au parlement pour ratification avant le 31 décembre 1927.
Cette commission décidera donc du cahier des charges des radios
privées, de leurs conditions d'exploitation mais aussi du choix des
radios autorisées à poursuivre leurs émissions au delà du 1er janvier
1928. Cette commission sera composée en majorité de représentants de
l'Etat et des administrations. Elle comprendra aussi des représentants
de l'industrie privée radioélectrique.
Autrement dit, le décret ne règle rien pour le moment et l'année 1927
sera déterminante dans l'avenir de la radio privée en France. Aucune
précision n'est donnée aujourd'hui sur le nombre de radios privées qui
seront autorisées. Il est simplement précisé que le réseau français
devra être constitué de 3 stations nationales et de 18 stations
régionales, sans préciser la répartition entre radios privées et d'Etat
:: Dispositions concernant
les radios publiques d'Etat.
- Ces dispositions
confirment le rôle des associations gestionnaires des programmes des
radios d'Etat mises en place depuis 1924. La composition de ces
associations doit comprendre des représentants des services publiques,
des associations et groupements corporatifs, des auteurs, compositeurs,
professeurs, conférenciers, musiciens, artistes et exécutants, des
constructeurs et commerçants en matériel radioélectrique, des
groupements d'amateurs, d'auditeurs et des représentants de la presse.
Le nouveau décret précise uniquement la nature des statuts et
l'organisation de ces associations qui géreront les programmes des
radios d'Etat.
- Le décret instaure la création d'un service de la radiodiffusion au
sein de l'administration des PTT. Ce service est chargé de
l'organisation, de l'installation et de l'exploitation des postes de
radiodiffusion de l'Etat. Il est également chargé de contrôler les
radios privées et lutter contre les émissions clandestines
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Daniel
Vincent, peu favorable à la radio privée laisse sa place à Fernad
Chapsal puis à Maurice Bokanowski qui aura le privilège de donner son
nom au décret règlementant la radio en préparation depuis plusieurs
années. |
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Ministres
du Commerce, de l'Industrie et des PTT
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jusqu'au 09/03/1926
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du 09/03/1926 au 23/06/1926
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à partir du 23/07/1926
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